En France, le marché des supports de communication visuelle temporaire représente plusieurs dizaines de millions d’euros par an, porté en grande partie par les salons professionnels, les événements d’entreprise et les points de vente. Pourtant, deux produits dominent ce segment sans que les acheteurs sachent toujours les distinguer : le roll-up et le kakemono. Cette confusion n’est pas anodine. Elle peut conduire à commander le mauvais support, à rater une installation ou à investir dans un format inadapté à l’usage prévu.
Quelle est la différence principale entre le roll up et le kakemono ?
C’est l’erreur la plus répandue. Roll-up et kakemono désignent deux supports distincts, même si leur apparence générale se ressemble. Le kakemono est un support suspendu : la bâche imprimée est accrochée par le haut à une barre horizontale et tenue en bas par une autre barre lestée. Il descend librement, comme un tableau. Le roll-up, lui, intègre un mécanisme enrouleur logé dans un caisson posé au sol : la bâche se déroule vers le haut et se tient grâce à une tige télescopique. La structure est donc fondamentalement différente, même si le résultat visuel paraît similaire de loin.
Cette distinction a des conséquences pratiques. Un kakemono nécessite un point d’accroche en hauteur (plafond, portique, cloison), ce qui le rend inadapté à un stand en plein air ou dans un espace sans infrastructure. Le roll-up, lui, se pose n’importe où : il est autonome, stable et ne dépend d’aucun support externe. Pour les salons professionnels ou les événements itinérants, c’est souvent lui qui s’impose.
Sur des sites comme Rollup Corner, les deux types de supports sont référencés avec leurs caractéristiques techniques précises, ce qui permet de comparer les formats avant de passer commande.
Comment appelle-t-on un roll-up en français ?
La question revient souvent, notamment dans les services communication qui cherchent le bon terme pour rédiger un bon de commande ou un appel d’offres. En français, le roll-up est parfois appelé enrouleur publicitaire, totem enrouleur, ou simplement « totem de sol ». Ces dénominations restent peu standardisées dans le secteur. Le terme anglais « roll-up » s’est imposé dans l’usage courant, y compris dans les catalogues des imprimeurs et des agences événementielles.
Le kakemono, lui, vient du japonais et signifie littéralement « chose suspendue ». Ce terme est entré dans le vocabulaire professionnel francophone via les agences de communication et les fournisseurs de PLV (publicité sur lieu de vente). Il désigne aujourd’hui tout support visuel suspendu à barre, quelle que soit la matière utilisée.
Quel est le tarif d’un kakemono roll-up ?
Les prix varient selon le format, la qualité d’impression et la robustesse de la structure. Un roll-up d’entrée de gamme avec impression simple face en format 85 x 200 cm se trouve généralement entre 40 et 80 euros selon les quantités. Un modèle premium, avec caisson en aluminium renforcé et bâche haute résolution, peut dépasser 150 euros l’unité.
Pour le kakemono, la fourchette est comparable, mais le coût dépend davantage de la bâche que de la structure, souvent réduite à deux barres et un câble. Un kakemono standard en polyester tissé 85 x 200 cm tourne autour de 30 à 70 euros. Ce qui fait monter la facture, c’est la qualité du visuel imprimé, le type de finition (ourlet cousu, œillets renforcés) et les délais de livraison.
Les imprimeurs en ligne proposent souvent des tarifs dégressifs à partir de deux ou trois unités. Pour une commande urgente, les délais express (24 à 48 heures) impliquent généralement un surcoût de 15 à 30 % sur le prix de base.
Quelles sont les alternatives au kakemono ?
Quand ni le roll-up ni le kakemono ne conviennent, d’autres supports entrent en jeu. Le X-Banner (ou X-stand) est une structure légère en forme de X sur laquelle la bâche est tendue aux quatre coins. Il est plus économique qu’un roll-up mais moins compact une fois replié. Son principal avantage est son poids : il peut descendre sous les 500 grammes, ce qui le rend intéressant pour les déplacements fréquents.
La bâche tendue sur cadre aluminium est une autre option, plus rigide et souvent utilisée en fond de stand ou en habillage de vitrine. Elle offre un rendu plus professionnel mais demande plus de temps à monter et à transporter. Pour les extérieurs, les kakemonos résistants aux UV avec structure lestée constituent une alternative crédible aux oriflammes, à condition que le vent reste modéré.
Enfin, les totems lumineux rétroéclairés gagnent du terrain dans les espaces commerciaux haut de gamme. Leur coût est nettement supérieur (à partir de 200 euros), mais l’impact visuel est incomparable dans un environnement peu éclairé.
Dois-je choisir recto ou recto-verso ?
La majorité des roll-ups sont imprimés recto seul, car le mécanisme enrouleur ne permet pas de voir le dos de la bâche. Certains modèles double face existent, mais ils nécessitent une structure spécifique avec deux caissons dos à dos. Ils sont utiles dans les allées de salons où les visiteurs circulent des deux côtés.
Pour les kakemonos, l’impression recto-verso est techniquement plus simple puisque la bâche est librement suspendue. Elle est pertinente en cas d’accrochage central dans un espace ouvert (hall d’entrée, galerie marchande). Attention cependant à la transparence de la bâche : un visuel imprimé des deux côtés sur un tissu trop fin peut laisser passer l’image de l’autre face, ce qui nuit à la lisibilité. Un grammage minimum de 110 g/m² est généralement recommandé pour éviter cet effet.
Quelle structure choisit-on pour un salon professionnel ?
Sur un salon, la contrainte principale est la mobilité. Le stand doit s’installer rapidement, sans outil, et tenir dans un volume de transport raisonnable. Le roll-up répond bien à ces exigences : son caisson en aluminium protège la bâche enroulée pendant le transport, et l’installation se fait en moins de deux minutes. C’est le support de communication le plus utilisé sur les salons B2B en France.
Le kakemono convient mieux aux stands avec structure existante (portique, plafond suspendu) ou aux espaces d’exposition permanents. Dans ce cas, il offre un rendu plus aérien et moins « totem ». Certains exposants combinent les deux : un roll-up en façade pour capter l’attention depuis l’allée, et un kakemono suspendu à l’intérieur du stand pour habiller le fond.
La taille du format joue aussi. Les roll-ups existent en largeurs allant de 60 cm à 200 cm, avec des hauteurs jusqu’à 220 cm. Les grands formats (150 cm et plus) sont souvent utilisés comme fond de stand, en remplacement des murs textiles. Pour une marque qui cherche une présence forte sans investir dans un stand modulaire complet, c’est une solution rapide à déployer et à personnaliser.



